Notre méthode
Cinq critères. Pas un de plus.
Produit de saison identifié sur la carte
Carte courte — moins de huit entrées
Vin du vigneron, pas de négoce générique
Service instruit, non récité
Addition juste — < 55 € déj., < 95 € dîner
Sélection en cours
Dix tables qui méritent le déplacement
Nous avons visité quarante établissements entre janvier et septembre. Seuls dix ont passé l'ensemble de nos critères. Voici pourquoi, et pourquoi les autres non.
Table gastronomique — Luberon, Provence
L'Atelier du Moulin
Quinze couverts, une salle donnant sur le potager, une carte de cinq plats qui change selon la récolte du matin. Le chef n'a pas de compte Instagram. C'est notre premier critère de confiance.
- → Produit jardiné sur place
- → Carte dictée par la saison réelle
- → Vin du domaine voisin, pas du négociant
- → Service de connivence, sans scripting
Bouchon réinventé — Lyon, Presqu'île
Chez Maurice
Le plat du jour n'existe pas à la carte : il dépend du marché de la Croix-Rousse, et du cuisinier. Le vin est au verre, choisi chaque semaine. L'addition tient dans cinquante euros à deux.
- → Plat unique au marché
- → Cave naturelle courte et maîtrisée
- → Service direct, sans protocole
- → Jamais > 50 € pour deux
Domaine viticole — Pauillac, Médoc
Domaine de la Garenne
Pas de premier grand cru. Un deuxième vin travaillé avec plus de soin que certains premiers. La visite de cave se fait avec le maître de chai, pas le commercial. On y revient pour ça.
- → Millésime 2019 exceptionnellement accessible
- → Visite cave avec maître de chai
- → Pas de vente en primeurs
- → Prix franco domaine
La sélection complète — dix tables, sept domaines viticoles — est réservée aux abonnés à la lettre.
Accéder à la sélection complèteCe que nous pensons du millésime 2022
Le millésime 2022 a été présenté comme exceptionnel. Comme tous les millésimes depuis vingt ans. Nous avons mis notre propre grille de lecture.
"Un bon millésime, c'est un millésime qui surprend encore dans cinq ans. Pas dans cinq mois."
Notre verdict : 2022 produit des vins puissants, parfois trop. Les Languedocs et les Juras de l'année méritent davantage l'attention que les Bordeaux de négoce dont le marketing déborde depuis l'automne.